RICHARD BONA:Pompier-pyromane, je te tutoies

17/03/2016 19:40

DELIRUM TREMENS

par Allain Jules Mama Afrika tv

 

Je ne sais pas si c’est l’effet d’une drogue dure qui lui est montée à la tête ces derniers temps. Celui qu’on a aimé, adulé, acheté ses disques et assisté à ses concerts avec fierté, dérive et est en plein délire. Le nouveau maquignon-insulteur de la politique camerounaise, sorte de gourou-mytho-égoïste, qui prétend de surcroît qu’il n’en fait pas (politique), s’est, depuis hier, mué en mythomane à la petite semaine. « Les services secrets camerounais me poursuivent », clame-t-il. Rien que ça. A mourir de rire ou de tristesse ! Le mec est probablement convaincu qu’il dérange le landerneau politique camerounais. Fichtre. Entre lui et ce dernier, c’est la valse des irresponsables. Lui, c’est un insulteur sans consistance, et eux, ces hommes politiques qu’il fustige, des inutiles. Tiens donc, vous êtes surpris ? Je ne les défends point…On peut critiquer, mais pas insulter et prétendre représenter la jeunesse ou les sans-voix. Quelle prétention !

Le cuistre des « pauvres » autoproclamé Guide

Le Che Guevara des « pauvres » et des esprits faibles, le penseur des sous-quartiers, qui ne pensent même pas, fait sourire. Aucune quintessence dans le verbe. Il est victime, aujourd’hui, de ses propres insuffisances lexicales. Dans la tristesse de ses propos ridicules, on perçoit une homme perturbé, qui va à vau-l’eau. Il veut se donner un stature qu’il n’a pas. Quand des services secrets vous poursuivent, ils le font en silence, sans bruit donc. Hier, lorsqu’un ami « canadien » a posté sur son mur Facebook les dernières déclarations mensongères du gratteur de guitare, dans une prose morbide et mortifère, toujours, – c’est une lapalissade -j’ai pleuré de rire. Oui, à chacun son métier, n’est pas communicateur qui veut. J’ai donc voulu vérifier par moi-même. Surprise, le grand guitariste m’avait bloqué. J’ai donc demandé à un ami de me faire la capture d’écran. J’ai encore ri de bon cœur. A en perdre haleine. S’agit-il d’un manque criard de science ou alors simplement l’atteinte de folie douce ? Un cas de psychiatrie lourde ? Franchement, ce mec doit consulter d’urgence.

Hier, c’était l’outrance, le sarcasme. Donner des coups et s’attendre à ne point recevoir en retour, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Hier, j’ai défendu bec et ongles l’humoriste Dieudonné. J’ai été interdit de France Télévisions pour mon soutien à la Libye de Kadhafi. C’est donc normal de s’indigner. Mais, je n’ai pas insulter Sarkozy, je l’ai critiqué. On peut s’indigner sans insulter. Or, notre musico, qui prétend être une légende, une icone même, profite honteusement de la gratuité de Facebook pour déverser son fiel dans sa petitesse d’esprit car, un grand homme n’a pas besoin de ça. Celui qui dit parler pour les sans-voix, ne dit pas la vérité. Il ment. Honteusement. Outrageusement. Il n’en a que pour ses yeux car, son seul et unique problème est qu’il s’est senti lésé, humilié, par rapport à la double-nationalité à tête chercheuse. Oui, partout dans le monde, il n’existe aucune société égalitaire. Les footballeurs camerounais sont mille fois plus utiles que lui, n’en déplaise aux esprits chagrins.

Quel gâchis. J’écoutais encore ce matin le sublime « Ekwa Mwato ». Je ne sais pas si c’est vrai que les génies ont un brin de folie. Et si finalement, nous avons plutôt en face une personne déséquilibrée ! J’ai ma petite idée là-dessus, on a en face de nous, un musicien qui, une fois conscient du fait qu’il a réussi, se met à rêver, à crier sur tous les toits « je suis quelqu’un ». A d’autres !

Pompier pyromane, je te tutoies…

Non, c’est la posture qui fait l’homme. Un Camerounais, un vrai, qui connait son peuple, ne peut jamais se prendre pour une icone intouchable. Le Camerounais s’en fout de son président, et je ne vois pas en quoi un musico se prendrait pour un Dieu. Mon pote, joue ta basse ! Je n’ajouterai pas « tais-toi », ce que tes supporters tentent de dire à ceux qui, à juste titre, te mettent en face de tes responsabilités. Poursuis, si tu veux, tes délires.  Quand on s’aventure dans l’arène politique en donnant des coups, il faut s’attendre à en recevoir. Des gnons comme s’il en pleuvait, sur les arcades sourcilières… Sinon, ce serait trop facile. Un mec qui se respecte, dans un stade, dans un studio, dans un bureau ou ailleurs, n’insulte pas les autres. Si tu crois que ton éducation de quartier sera un leitmotiv pour te mouvoir en politique, c’est peine perdue. Tu n’auras même pas les suffrages des gueux.

Tu ne représentes que toi-même et personne d’autre. Tiens-toi le pour dit. A part insulter, lancer des cris d’orfraie, qu’as-tu fais pour la famille de Monique Koumateke ? Pour la jeunesse camerounaise ? Que du vent. Oui, on veut savoir, pour enfin passer de la clownerie aux vrais choses ! Parce que, quand on se révolte, on doit aussi apporter des solutions. Qu’aurait-ce été, si tu avais une once de pouvoir ? On allait s’insulter 24/24 sur les réseaux sociaux, à la télévision et dans les foyers ? Sans doute. Arrête ton char et cesse de jouer au clown, au nouveau clown de service, toi, le mendiant des nationalités des autres. Ah, quel honneur ! Moi, le « rien-du-tout », bloqué par la grand musico sur Facebook ! Courage, fuyons ! Je bloque ceux qui m’insultent sur mon mur, et non par ouï-dire ou pour une petite introduction révélant ta jalousie des footballeurs…

Ta lâcheté est prouvée. Ta fourberie est révélée. Parce que, tu n’as rien à vendre, rien à proposer aux Camerounais, à part la jactance, l’injure. Joue ta guitare, frérot ! La politique, ce n’est pas pour toi. C’est un métier noble, celui de la prise des décisions qui nous concernent. Prétendre que faire de la politique c’est « te rabaisser » -encore une falsification-, alors que t’en fais en t’attaquant aux politiques, c’est, soit de l’irresponsabilité, soit de l’idiotie. Si ton rôle d’apprenti sorcier te convient, alors, ne t’arrête surtout pas…Tu fais simplement pitié en voulant paraître ce que tu n’es pas ! En politique, tu es comme un dyslexique en plein apprentissage de lecture. La politique est une jungle de fauves, partout dans le monde, et, je me fous royalement de ce que toi et tes amis pensent de moi…