RICHARD BONA: QUELLE BASSESSE!

16/03/2016 02:53

Alors que le pays tout entier fait face à l'horreur la plus absolue en ce jour de samedi 13 mars 2016, ou une femme a éventré un cadavre pour en extraire les foetus,Richard Bona Guitariste de ronommée internationale de nationalité Camerounaise, a choisi le mat pour frapper le cours du fleuve, créant ainsi un remous à contre courant. Voici ses propos retranscrits intégralement en Francais.

" Paul Biya est  dangereux, que Boko Haram.

je parle de la réincarnation du mal.

Je vais chasser tous ces salauds jusqu'à ma mort aussi"

Monsieur Richard Bona, vos propos sont INACCEPTABLES dans un pays en crise.Devrais-je vous rappeller le nombre de civils et militaires Camerounais tués chaque jour au Nord du Cameroun pour assurer la sécurité de leur patrie? Devrais-je vous  rappeller que la situation déplorable dans nos hopitaux, notamment Laquintinie ou vous etes probablement né, ne date pas d'aujourd'hui? Devrais-je vous rappeler qu'en situation de guerre ou de toute autre épreuve, nous devons soutenir le chef des armées fut il le plus grand des dictateurs, ou la réincarnation du mal? Enfin devrais-je vous rappeller que Paul Biya en qui vous voyez aujourd'hui la réincarnation du mal, est là depuis votre première guitare bass, et que vous l'avez élu?

Petite leçon de démocratie, quand on choisi un président, on attend la fin de son mandat pour le choisir de nouveau ou en choisir un autre.Un chef d'etat reste un chef d'etat fut il le plus grand des didacteurs.Un chef d'etat a droit aux honneurs et aux égards dus à son rang, tout citoyen qui dérobe à ces principes manque à ses devoirs civiques.Oui mon cher Richard, le civisme nous impose de respecter nos lois et les hommes qui les incarnent. En insultant un président démocratiquement élu, vous insultez le peuple camerounais, du moins ceux qui l'ont élu.

Un peuple a le président qu'il mérite. Crois-moi mon cher Bona, si nous voulons un Grand Cameroun pour nos enfants,ce n'est pas dans l'insulte et l'incivisme.Vous le faites aujourd'hui pour Biya que vous n'avez probablement pas voté, d'autres le feront demain pour Kamto, ou un autre qu'ils n'auront pas voté.cela s'appelle de l'anarchie. La démocratie implique les droits et devoirs.

Dans les pays ou vous et moi avons choisi de vivre respectivement, un tweet de ce genre ne passe pas inapercu.Il déclenche des avalanches de discutions et de débats. Des associations ici en France par exemple poursuivent les citoyens et leurs élus pour quatre fois moins que ce que vous avez écrit.

Au delà de l'incivisme et de l'outrage pour lesquels vous etes désormais justiciable, Je vois en vous un artiste qui en veut à son président pour ses atermoiements d'une loi à deux poids deux mesures, celle de la double nationalité ( qui vous a été refusé), alors qu'elle est accordée à certains joueurs de football, et meme à certains hauts gradés de l'état.Je comprend cette frustation pour un pays que vous aimez tant, mais je refuse de comprendre votre démarche qui consiste à profiter du malheur d'une pauvre femme victime comme toi de ce système, pour régler des comptes personnels au Chef de l'Etat. Cette démarche ne nous honore pas.Vous encouragez ceux là qui pensent que notre misère vient de Paul Biya, alors que c'est tout le contraire. Chaque peuple a le président qu'il mérite.Le changement  doit s'operer en nous, à notre façon de vivre, au respect de l'autre, au respect de la vie.Notre mentalité est à néttoyer.

En définitive, je vous dirai que pour cette fois, vous avez mal accordé vos quatre cordes de guitare, et ça sonne faux. Trop habitué à écouter des mélodies de bon sens venant de votre répertoire, un tel dégamage résonne comme un échos  de subversion.

La Rédaction Centrale. Paris

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