SUICIDE PRESUME DE MGR BALLA: Les langues se délient

31/05/2017 23:34

AFFAIRE MGR BALA... DES LANGUES SE DÉLIENT...

L'ABBÉ CONSTANT AMOMBO RÉVÈLE: "J'ai connu cet évêque et j'ai travaillé avec lui en 2000 comme maître d'Internat à Mvolyé et lui Recteur. Effectivement, j'ai de lui l'image d'un homme solide, debout, équilibré, lucide et mesuré. L'homme que j'ai côtoyé ne serait pas capable d'un tel geste. C'est vrai, les hommes changent et l'homme est un mystère, mais je me permets ce doute pour avoir côtoyé cet homme au quotidien durant 10 mois.
Certains détails me confortent dans mes analyses. 1. Il serait parti de l'évêché à 23 heures... Or Monseigneur était farouchement opposé aux déplacements nocturnes. 2. Pour se suicider, a-t-il besoin de parcourir 60 km? Alors qu'il semblerait qu'il avait l'autorisation du port d'arme. Il aurait suffi qu'il entrât dans sa chambre pour se tirer une balle dans la tête. 3. Monseigneur savait nager, paraît-il. Un bon nageur choisirait-il ce mode opératoire pour se donner la mort? 4. C'est assez spectaculaire ce genre de mort. En plus, le message est léger, enfantin et digne d'un film de Nollywood: «je suis dans l'eau». Ce caractère exotique du drame et cette analyse éclectique me portent vers le doute cartésien. Je doute parce que je veux connaître la vérité. Je doute parce que ma raison ne veut pas l'admettre. Je doute encore plus parce que Monseigneur était un homme de foi, enraciné dans le message du Christ, moulé par l'enseignement de l'église et convaincu de servir Dieu, le vrai Dieu. J'en doute également parce qu'en homme de foi, je crois en Dieu. Je crois aussi que ce beau reflet de l'image de Dieu que j'ai vu et côtoyé, et qui m'a conforté dans ma vocation n'aie pas pu, en si peu de temps, se dénaturer à ce point. Mais nous sommes des hommes. Et si c'était établie, cette thèse du suicide me ferait davantage approfondir le sens du mystère qui entoure nos vies."

QUI EST JEAN-MARIE BENOIT BALLA

né le 10 mai 1959 à Oweng, dans le diocèse de Mbalmayo. (Centre-Cameroun) avait été ordonné prêtre le 20 juin 1987.

Après son ordination il eut à occuper diverses charges : vicaire, curé et aumônier diocésain des écoles; vice-procurateur diocésain, supérieur du petit séminaire de Yaoundé, aumônier de la Congrégation des filles de Marie, et professeur au grand séminaire de Nkolbisson.

Il fut nommé évêque le 15 avril 2003 en remplacement de Monseigneur Athanase Bala atteint par la limite d’âge (il avait plus de 75 ans).

Le Diocèse de Bafia, situé sur une superficie de 34 600 km2, a été érigé en 1968. Il est suffragant du Siège Métropolitain de Yaoundé. En 2003, Selon l’agence Fides, lorsque Mgr Jean-Marie-Benoît Bala prenait ses rênes, le diocèse avait une population de 325 000 habitants, dont 197 054 catholiques; 15 paroisses, 21 prêtres (14 diocésains, 7 religieux), 11 religieux frères, 46 religieuses, et 15 grands séminaristes.